30/01/2008

Humeur noire...

Nous avons appris hier que l'administration communale refuse notre dossier de régularisation pour notre cave et garage. Il s'agirait, selon notre échevin, d'une belle vengeance de l'administration flamande envers un collège échevinal à 95% francophone défendant des citoyens francophones. Notre unique alternative est d'introduire une nouvelle demande de permis de bâtir conjointement avec la propriétaire de la maison voisine, étant donné que le garage est en mitoyenneté avec son terrain. Si nous choisissons cette alternative, nous sommes repartis pour au moins 3 mois d'attente, sans aucune garantie sur l'issue. Comment pouvons-nous encore faire confiance à cette responsable de l'urbanisme quand on sait que dès avant la réception de notre demande, elle avait décidé de la refuser ? Comment être sûr qu'elle ne vas pas nous refaire le même coup encore une fois ? Et puis, il faut encore que l'autre propriétaire soit d'accord. Aussi non, c'est soit aller en appel - donc au minimum six mois d'attente - soit la destruction et le rebouchage... Belles perspectives, non ? Tout cela à cause de l'incompétence d'une architecte et de la petitesse et frustration d'une employée de l'administration.

J'en ai marre. Marre de voir ce chantier et cet indescriptible bazar tous les matins dans le jardin. Marre de subir en permanence. Depuis deux ans, nous ne faisons que subir. Subir l'incompétence des soi-disantes expertes. Subir les lenteurs de cette procédure d'adoption qui n'arrête pas de ne pas s'arrêter. Subir les tracasseries administratives. Subir un boulot écrasant qui nous laisse juste l'énergie de nous enfuir le week-end. A quand la bonne nouvelle sur la fermeture du canal d'adoption chinois ? Peut-être que ce sera le déclic nécessaire pour que nous décidions d'arrêter de subir et de redevenir un peu plus acteurs de nos vies. Mais pour être acteurs, il faut de l'énergie et de la force, et aujourd'hui les sources ne sont pas nombreuses. Heureusement il reste l'amour que nous partageons, Raminagrobis et moi, et les beaux moments partagés avec nos amis et nos proches. C'est déjà pas mal, me direz-vous. Et vous avez plus que mille fois raisons. Mais il y a des matins où on a du mal à faire le tri et où le côté obscur prend le dessus...

08:58 Écrit par Le Chat-Pitre | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Belgiqueries, chinoiseries et al. - Lueur pour humeur noire Non mais quoi, le chat-pitre.
Bon, moi je suis cochon dans l'astrologie chinoise, diplomate, sensible et délicat et j'en passe( merci c'est trop) donc passant par-là je m'arrête.
Le jardin est un chantier, peut-être, mais vois l'intérieur, achevé, si cosy et tout et tout.
La Belgique est parmi les pays dits démocratiques et développés l'un des plus à la fois kafkaïen et ubuesque, surtout en la contrée où vous vous situez? C'est vrai, mais ce n'est pas nouveau et il y a bien pire. Ne serait-ce pas un thème de prose? Il aurait même peu besoin d'être romancé, tant il est déjà par lui-même extra-ordinaire.
La Chine chinoise? Pas tout à fait surprenant non plus. Leur appréhension du temps et de la durée n'est-elle pas sensiblement différente de la nôtre? Sujet de méditation potentiel. Et puis vous êtes toujours si jeunes que lorsque la parenté vous arrivera, vous aurez toutes les forces requises et aussi certainement toujours tous les enthousiasmes correspondants.
Le boulot? Faire l'oeuvre et en rester détaché, pour paraphraser inélégamment R. Char et comme le citait mon père.
Je suis sûr également que tu n'oublies pas de mettre en pratique qu"il n'est pas de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé". C'est presque vrai!
Quant à ce sur quoi on ne peut agir, ce que l'on subit pour te citer, il faut l'accepter comme tel, s'en faire une raison comme on dirait plus communément, ne pas le somatiser inutilement (cf: H. Laborit "L'éloge de la fuite" et le film "Mon oncle d'Amérique"), ne pas vainement espérer (Comte-Sponville), s'en détacher aussi, comme de l'oeuvre.
Et puis si ça continue vraiment mal, passez la frontière, quittez le pays et rejoignez-nous pour qqs heures, qqs jours ou plus. On glissera, ou on marchera, ou on nagera, et on parlera, et on ouvrira un fin flacon de la cave que nous n'avons pas. Si les persécutions que vous subissez sont vraiment trop graves, on vous aidera pour la demande d'asile politique et on vous hébergera le temps qu'il faudra.
Et puis, il fait toujours beau qq part. Hier une excellente amie m'a indiqué qu'il faisait 34°C à Ho-chi-Minh ville. Si. Et ce n'est pas si loin.
Je vous embrasse chaleureusement, Raminagrobis et toi.
Le 68a

Écrit par : 68a | 08/02/2008

Merci Merci 68a pour ces mots qui me vont droit au coeur.
Et merci de m'avoir fait découvrir H. Laborit dont, dans mon ignorance crasse, je ne connaissais que le nom. J'ai été acheter dimanche "L'éloge de la fuite" et me suis plongée dedans illico. Bon, je ne te promets pas que je vais faire de même avec Comte-Sponville qui me semble dépasser de loin mes petites facultés intellectuelles :-)

Écrit par : Chat-Pitre | 11/02/2008

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